
Un après-midi pensé comme un espace de rencontre, d’échanges d’idées et ouvert à tous ceux et celles qui nous connaissent déjà, ou pas encore, et qui dans le cadre de cette Biennale, veulent apprendre à mieux nous connaître et commencer à « Faire expériences » en voyant ensemble, ce qui nous unit déjà !
L’association AFREF (Association Française d’Échange et de REflexion sur la Formation) existe depuis 1961. Elle constitue un lieu de veille, d’ouverture, de débat et de recherche sur la formation.
Nos engagements, activités et perspectives depuis 2019
Lors de la promulgation de la loi du 05 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », l’AFREF s’est attachée à mettre en question, notamment par la rencontre des différents responsables concernés, les conditions de son institutionnalisation, de ses financements, de ses mises en œuvre et in fine avec l’émergence d’un cadrage normatif.
Tandis que se trouvaient aussi problématisées les transformations et pratiques de l’apprendre, plus ancrées dans des dynamiques collaboratives, « apprenantes », systémiques et de proximité.
Dès lors, que signifiait « formation », appréhendée dans tous ces états ? Et, parallèlement qu’elles étaient les marges de manœuvre de « acteurs de la formation » dans des contextes en tension.
Aujourd’hui, pour répondre à ces questions et dans la perspective résolument « émancipatrice » inscrite dans ses fondements, l’AFREF a considéré, comme indispensable, d’œuvrer avec ses membres et partenaires à réifier une pensée critique « en crise », devenue incapable de se positionner adéquatement, faute d’avoir rompu avec les schèmes d’idées modernistes contre lesquels justement elle tentait de penser et qui restent en arrière-fond implicites. l
Ainsi, l’idéologie « néo-libérale » récupère, transforme et « naturalise », comme évidence et acquis social fondamental, « une scène fondatrice » dans laquelle chacun est conduit, quel que soit son niveau de départ, à se constituer et faire fructifier un « capital humain » singulier, négociable sur le marché du travail. Et cela à partir de ses expériences propres, de ses accomplissements personnels, de ses acquis d’apprentissage, « revisitées et mis en conformité avec des capacités et des compétences « officialisées » en valeur marchande. Exit la liberté politique et citoyenne, confisquée au profit d’une liberté libérale attachée à la personne et faisant l’objet d’une reconnaissance sociale.
Les formations et leurs « acteurs » sont amenés à accompagner « cette scène fondatrice » de plus en plus « normée » et les parcours personnalisés qui lui correspondent Et leurs réponses sont elles-mêmes emportés dans une logique d’un marché d’offre/demande plus ou moins dérégulé, avec de surcroît des financements contraints.
En un mot, ces acteurs sont « en souffrance », au regard des ambitions humaines et démocratiques qui animent traditionnellement leur champ d’intervention.
Il devient alors urgent de rendre visibles les réalités vécues par « ces acteurs de la formation et de l’accompagnement » et de s’interroger sur « le système » qu’ils constituent et la capacité de produire des visions partagées, des dynamiques de mutualisation et des expérimentations inspirantes.
Cependant, pour cela, il nous apparait nécessaire de quitter la posture d’un discours surplombant et explicatif, pour celle de l’expression et la compréhension par les acteurs eux-mêmesde leur vécu, de la façon dont ils mettent en jeu : engagement personnel et intension, perception des contextes, injonctions, contraintes mais aussi opportunités, expression de « la demande » des « apprenants », mode de pratique pédagogique…..
En un mot « comment ils en font l’expérience singulièrement d’abord puis collectivement, afin qu’émerge le « réel » de l’activité, toujours situé, mouvant et partagé.
CAFÉ PÉDAGOGIQUE DE L’AFREF
jeudi 23 avril 2026 – 14h-16h30
– Salle 21.1.07 –
