La Biennale qui s’ouvre aujourd’hui est très particulière car celui qui la faisait vivre depuis le décès de Jacky Beillerot, Jean Marie Barbier, nous a quittés brutalement le 14 janvier dernier. Pendant presque deux ans il a œuvré à nos côtés pour l’organiser…
On lui doit d’avoir fédéré une belle équipe au travail dans un climat à la fois sérieux, joyeux et fraternel, ce qui n’aura pas échappé aux
biennalistes tout au long des échanges préparatoires à l’événement.On peut rappeler que cette biennale réunit tous les deux ans plus d’un millier de personnes, dont un tiers de collègues venu.es de l’international : acteur.es, chercheur.es, professionnel.les et décideur.es dans le champ de l’éducation, de la formation et des pratiques professionnelles.
À la fois congrès de recherche et congrès professionnel, la Biennale est un grand lieu de rencontre entre les cultures en éducation et un pont entre monde de l’éducation et monde du travail.
Le thème de l’édition 2026 propose un éclairage particulier tant sur les recherches que sur les pratiques : l’expérience est en effet à la fois une question de recherche et une question d’action qui transverse à toutes les formes d’éducation.
Avec Jean-Marie, nous avons cherché à expliciter ce que recouvrait ce terme dans plusieurs recherches et avec différents publics : les milieux de la création, du handicap rare, des secours d’urgence ou des enseignants, etc. Les différents ouvrages rendant compte de ces recherches seront disponibles à la vente à la Librairie pendant cette biennale.
La définition que nous a laissée Jean-Marie est particulièrement inspirante pour nos travaux intellectuels : l’expérience comme transformation simultanée de l’activité et du sujet-en-activité. Nous nous intéressons alors au vécu, à l’élaboration et à la communication d’expérience. Au lien entre transformations d’expériences et transformations d’engagement d’action. Aux formes multiples de transformation de l’expérience en situation professionnelle.
Le dernier livre de Jean-Marie, qui sera disponible pendant cette Biennale, permettra de découvrir son œuvre et les multiples chemins qu’il propose pour comprendre ce qu’il nomme la « merveilleuse activité humaine ».
Bonne et fructueuse biennale à toutes et tous !
Martine Dutoit, compagne de Jean-Marie Barbier et Directrice de la Biennale
