Université de l’AFREF

vendredi 24 avril 2026 Amphi Robert Faure 14h-17h

Problématique : Comment la formation et ses environnements permettent-ils — ou non — à chacun de “faire expérience”, de son activité, dans un contexte où les dispositifs, les technologies et les injonctions institutionnelles tendent à reconfigurer les apprentissages, les rôles et les relations entre acteurs ?

La scénographie de cette rencontre vise à permettre aux participants — singulièrement, collectivement et concrètement — de faire expérience de ce qui est en jeu dans les activités de formation.

À travers deux tables rondes et un atelier collectif, il s’agira de mettre en perspective les activités des professionnels de la formation et de l’accompagnement, en interrogeant la manière dont ils composent avec :

  • Leurs intentions et projets d’action ;
  • les contraintes et opportunités rencontrées ;
  • et le “réel” de l’activité, toujours situé, mouvant et partagé.

Cette rencontre invitera à réfléchir à la formation comme système vivant, offrant — ou non — la possibilité à chacun de faire expérience : c’est-à-dire de se transformer par et dans l’activité.

Cette première table ronde questionnera la manière dont les acteurs de la formation — formateurs, accompagnateurs, tuteurs, apprentis/apprenants — font expérience de leur activité dans des contextes de plus en plus contraints et outillés.

Comment chacun compose-t-il entre intention pédagogique, prescriptions institutionnelles, attentes sociales et imprévus ?

Quels savoirs, quels apprentissages ou quelles postures professionnelles émergent de ces situations d’ajustement permanent ?

En quoi ces expériences vécues permettent-elles de repenser les notions d’autonomie, d’engagement et de professionnalisation dans le champ de la formation et de se construire autrement ?

La seconde table ronde élargira la réflexion à la dimension systémique de la formation

: comment un environnement, une organisation ou un dispositif peuvent-ils favoriser la possibilité pour chacun de faire véritablement expérience ?

Comment les cadres institutionnels, politiques ou techniques influencent-ils — ou soutiennent-ils — l’engagement et la transformation des acteurs ?

Il s’agira d’explorer les conditions d’un faire expérience collectif, à travers la diversité des configurations actuelles : dispositifs hybrides, formation en alternance, collectifs d’apprentissage ou relations formatives (jeune–tuteur–formateur).

En quoi ces dispositifs, loin d’être de simples instruments de transmission, peuvent-ils devenir des espaces vivants d’expérience et de transformations (activité, pouvoir d’agir, négociation…) ?